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Le projet Sosbligudo : Social to Spatial Behaviour of Livestock Guarding Dogs

Vous savez peut-être, ou tout au moins vous entendez, que la gestion du loup dans les Alpes françaises mais aussi du lynx dans le Jura et de l’ours dans les Pyrénées se veut problématique et ne cesse de soulever les foules, à cause notamment de la prédation engendrée sur les troupeaux domestiques.
Avec le retour de ces grands prédateurs, sans oublier les chiens divagants, le chien de protection est redevenu en quelques années un outil de protection des troupeaux largement employé.

Expérimenté par de nombreux éleveurs, organismes agricoles, employés de l’Etat[1], associations et autres, dans certaines régions de France comme à l’étranger (Italie, Espagne, USA, etc.), le chien de protection est reconnu comme étant adapté à la prédation des grans prédateurs et efficace notamment lorsqu’il est associé à d’autres des moyens de protection existants (bergers, clôtures, regroupements nocturnes, etc.). Pourtant, sur notre territoire, il ne cesse de faire débat tant sur sa mise en place que sur son efficacité.

La majeure partie des connaissances acquises sur l’utilisation de ces chiens reste empirique, basée sur des expérimentations non reproductibles et dont les enseignements sont délicats à tirer. Si plusieurs études ont été effectuées pour améliorer leur introduction et conseiller les éleveurs, aucune ne s’est en tout cas intéressée au fonctionnement[2] de ces chiens.

Est-ce que le chien est proche du troupeau ? Attentif ? Intervient ?

Est-ce qu'il est loin du troupeau ? Distrait ? Suit volontiers les randonneurs ? Divague ?

C’est la proximité du chien de protection au troupeau qui constitue la première étape d’une protection efficace. Ainsi, il importe en premier lieu de savoir si le comportement social du chiot envers le troupeau (par ex des contacts physiques amicaux) mais aussi si son comportement social envers l’Homme (s’il est craintif, sociable ou 'collant'), détermine son comportement social et spatial (ses déplacements) par rapport au troupeau et à l'Homme une fois en pâturages à l’âge adulte.

En quoi alors la race, l’âge, le sexe, le tempérament du chien, sa lignée, son éducation et l'environnement dans lequel il évolue ont un impact sur l’utilisation que le chien aura de son espace par rapport au troupeau ?

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, le projet d’étude SOSBLIGUDO se propose de mesurer et d’analyser l’influence de ces différents facteurs sur le chiot à différents stades de son développement et grâce a un suivi de l’animal jusqu'à l’âge adulte de les mettre en relation avec sa façon d’utiliser l’espace lorsqu’il est avec les bêtes en extérieur.


Cela fait près de deux ans que je travaille avec une équipe de biologistes, éthologue et techniciens, à la réalisation de ce vaste projet scientifique pour approfondir les connaissances sur l’utilisation, le fonctionnement et le choix des chiens de protection des troupeaux. Cela permettrait d’acquérir et de valider scientifiquement des connaissances fondamentales sur le chien de protection en terme de présence au troupeau, d’aptitude à la protection et de cohabitation avec d’autres usagers. Ces connaissances pourraient alors faciliter la mise place d’une sélection des chiens, éventuellement permettre d’augmenter leur efficacité et de réduire les conflits d'usage en apportant aux éleveurs des outils d’aide à l’analyse et à la décision. C’est également en déterminant le budget temps et le bilan énergétique des chiens de protection, jusqu’alors inconnus, que leurs besoins seront mieux appréhendés.

L’efficacité réelle des chiens à protéger leur troupeau et leur capacité à cohabiter avec d’autres usagers peuvent en effet être variables d'une exploitation à l'autre, d'un contexte à un autre et la compréhension comme l'utilisation de ces chiens sont plus subtiles qu’il n’y paraît.

C’est pourquoi il y a un véritable enjeu à palier ces manques et à doter les éleveurs de solutions méthodiques abouties pour qu'ils puissent assurer voire développer leur activité dans le respect de la biodiversité.


Plusieurs Parcs naturels Régionaux et Nationaux, des éleveurs, des organismes agricoles et des associations naturalistes l'ont compris et se sont intéressés au projet . Ils comptent aujourd’hui parmi les partenaires techniques de l'étude (en tant qu’exploitations et territoires tests notamment) mais l’argent pour commencer manque cruellement. C'est pourquoi nous avons aussi besoin de vous (vous pouvez nous soutenir et effectuer un don via 'Fundrazr' RDV dans la rubrique 'liens')


 

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