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Après avoir tenté d’éliminer les prédateurs qui nous gênaient en Europe, la tendance s’est peu à peu inversée avec la prise de conscience qu’il était urgent pour nos sociétés et celle de nos enfants de restaurer ce patrimoine naturel. La France participe depuis quelques décennies à ce mouvement de fond, tant au niveau local que par des engagements internationaux.

Des campagnes coûteuses ont permis la réintroduction de diverses espèces patrimoniales ou le renforcement de quelques espèces au bord de l’extinction parce que notre territoire en offrait les possibilités (territoriales, alimentaires, etc.). Nous avons ainsi pu assister aussi au retour naturel de certaines composantes de notre biodiversité. Cette inversion de tendance vis-à-vis de la faune sauvage est une aspiration sociétale de nos contemporains qui nécessite la mise en œuvre de mesures destinées à supporter cette volonté nationale et internationale.

Aujourd’hui les investissements de l’Etat sont en grande partie consacrés à l’indemnisation des pertes dues au prédateurs sur les troupeaux domestiques et à la mise en place des mesures de protection des troupeaux.

Ces mesures ne sont pas sans soulever de sérieuses interrogations en particulier sur la réelle efficacité des chiens à protéger leur troupeau et sur leur capacité à cohabiter avec les autres usagers de l’espace pastoral. Des conflits d’usage non négligeables existent (chiens de protection divaguant, chiens mordeurs). Aussi y a-t-il un réel enjeu pour les acteurs du territoire à palier à ces problèmes et à doter les éleveurs de solutions innovantes en vue d’assurer le maintien voire le développement de leur activité qui leur permettent d’être également des vecteurs de biodiversité.

Un enrichissement des connaissances fondamentales du fonctionnement des chiens de protection apportant une meilleure compréhension de leurs comportements bénéficiera aux différents intéressés : acteurs du territoire (professionnels agricoles de l'élevage, organismes touristiques, associations nature, etc.) et institutions publiques.

Pour demain, cet approfondissement des connaissances vise à contribuer à de meilleurs réponses dans nos sociétés tiraillées entre des intérêts contradictoires : intérêt du retour des grands prédateurs pour l’équilibre des écosystèmes, intérêts économiques pour la préservation des troupeaux dans le cadre de l'activite d'elevage, intérêt sécuritaire pour l’usager de l’espace pastoral, intérêt enfin des institutions pour le respect des conventions et la prévention des conflits.

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